La pollution de la cimenterie de Gargenville
Appel du Collectif sans fin aux élus
Article mis en ligne le 25 janvier 2020
dernière modification le 26 janvier 2020

FR3 idf 19/20 du 25/01/2020 (passage extrait du journal par c100fin)

Les habitants de la vallée de la Seine sont encore et toujours en première ligne pour les poussières que l’on visualisent très bien sur cette vidéo, presque plus nombreuses (du moins plus visibles) que le nuage de fumée qui sort de la cheminée.

A présent, au sein de l’usine de Gargenville, les déblais de roche calcaire des chantiers du Grand Paris sont valorisés pour la fabrication de ciment, à hauteur de 250ktonnes/an pour 2020, soit 35% de la ressource visée sur la carrière de Brueil-en-Vexin.
Le broyage ne semble même pas filtré au regard des nuages de poussières qui s’élèvent de la cour de l’usine. Il est hors de question pour les riverains de s’accommoder ou de donner leur accord pour ce « traitement des déchets du Grand Paris » qui aliment cette cimenterie.

Par ailleurs, l’usine n’est plus aux normes depuis 2015 avec son filtre de fumée vétuste.

Le 21 Février 2018, des riverains de la cimenterie ont été à l’initiative du dépôt d’une plainte collective contre l’État, pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « carence fautive ». Cette plainte a été signée par des habitants et des élus : 250 personnes (dont 10 élus maires, adjoints et un député).
Cette plainte est aujourd’hui non rejetée et en attente qu’une organisation se porte partie civile.

Le collectif sans fin demande aux 58 élus ayant signé la motion du maire de Brueil-en-Vexin, motion contre les carrières, d’exprimer publiquement ce qu’ils pensent de la pollution de l’usine et de faire respecter la loi avant les échéances des municipales où tous les candidats s’autoproclament « soucieux d’écologie et développement durable » !