*
Rassemblement en soutien à Eric syndicaliste SNCF licencié
Article mis en ligne le 24 mai 2020

Le 11 mai on déconfine,
le 12 mai, ils répriment et ils licencient !
Dès le 12 mai, le déconfinement a ouvert la voie à une multiplication d’attaques contre les salarié·es, les chômeur·euses et contre celles et ceux qui luttent pour que le monde d’après ne ressemble pas à celui d’avant.

La priorité du gouvernement est et reste toujours de nous mettre au pas. On se souvient que, mi-mars, le pouvoir s’empressa de faire passer en force par le 49.3 sa loi de destruction des retraites plutôt que de protéger le pays de l’arrivée de l’épidémie.

La répression – des Gilets jaunes, des jeunes, des manifestant.es, des personnels soignant.es, etc. – était sa seule ligne de conduite : plus de LBD, plus de drones, mais pas de lits d’hôpitaux, de masques...

Pendant le confinement, des lois liberticides, sécuritaires, des régressions sociales ont été décidées au prétexte de l’état d’urgence sanitaire. Les cadeaux au patronat se sont multipliés, mais pour les soignant·es, ce sont seulement des médailles en chocolat. Pour les premier·es de corvée, les promesses de primes se sont vite envolées...

Dès le 12 mai, pour satisfaire aux exigences du Medef, et contre l’avis du conseil scientifique, les enfants devaient retrouver le chemin de l’école – y compris en zone rouge comme dans notre département – au mépris de la santé des élèves, des personnels, et ceci dans des conditions d’accueil anxiogènes et anti-pédagogiques.

Dès le 12 mai, Éric militant syndical, engagé en particulier auprès des salarié·es précarisé·es des sous-traitants de la SNCF mais aussi gilet jaune, membre actif de l’Assemblée de lutte du Mantois a appris qu’il était licencié de la SNCF. Alors que nous sommes en pleine crise sanitaire, le ministère du Travail a balayé la décision de l’inspection du travail qui refusait le licenciement d’Éric.

Le gouvernement et la SNCF n’ont visiblement pas mieux à faire que de s’en prendre aux travailleurs et travailleuses et à leurs représentant·es.

Dès le 12 mai donc, oubliée l’écologie, oubliés les applaudissements, oublié le « nouveau monde », oubliée la santé, oubliée l’éducation, oubliée la protection ses salarié·es, oublié le soutien aux victimes de la crise...

Car le retour au travail exigé par le Medef s’accompagne d’une nuée d’attaques, entre jours de repos ou de congés volés, augmentation des horaires de travail sans hausse de salaire et suppressions d’emplois.

Le déconfinement, c’est déjà 600 000 chômeur·euses de plus et des fermetures d’entreprises annoncées, dont celle de l’usine Renault Flins. Notre département va s’installer dans la zone rouge de la crise sociale.

Mais gare à celles et ceux qui voudraient empêcher le retour au travail le plus rapide et tranquille possible pour relancer la machine à profit, au mépris de la santé des salarié·es.

Pour mener ces attaques ils veulent faire taire toute opposition !

Notre camarade Éric n’est pas le seul à être la cible de cette répression. À Paris-Est, 5 militant·es sont menacé·es de sanction, voire de licenciement, pour faits de grève. La RATP relance les conseils de discipline… tout en interdisant les réunions syndicales !

La seule réponse à donner est de faire front et de refuser que le monde d’après soit pire que le monde d’avant

Pour signer la pétition…

Un rassemblement est prévu le mardi 26 juin à 17 heures devant la gare de Mantes-la-Jolie, à l’appel de l’Assemblée de lutte du Mantois pour permettre aux salarié·es, et habitant·es de manifester leur soutien.

L’Assemblée de lutte du Mantois, le 21 mai 2020.

Contact : assemblee-lutte-mantois@riseup.net